BABEL

BABEL
AVEC: Richard ... Brad Pitt
Susan ... Cate Blanchett
Santiago ... Gael Garcia Bernal
Yasujiro ... Koji Yakusho
Amelia ... Adriana Barraza
Chieko ... Rinko Kikuchi

REALISE PAR ALEJANDRO GONZALEZ INARRITU
DATE DE SORTIE: 15 novembre 2006
FILM AMERICAIN
GENRE: drame, thriller
DUREE: 2h15


SYNOPSIS
En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

MON AVIS
D'avoir entendu toutes ces critiques positives sur « Babel » aurait pu me faire ressentir une pointe de déception lors du visionnage de ce film. Mais mon c½ur en a tout simplement pris un coup...Et pas des moindres.
Je savais que (le réalisateur) était un réalisateur engagé, je savais aussi qu'il était apprécié des cinéphiles et pourtant, je n'ai jamais visionné une seule de ses ½uvres. C'est une erreur que je compte bien réparer au plus vite...
A l'instar d'un autre de mes coups de c½ur dont l'histoire traitait avec une sublime beauté le problème du racisme, sans jugement et avec finesse (« Collision »), « Babel » traite de la difficulté qu'ont les hommes à communiquer, que se soit dans une langue inconnue que dans une langue parfaitement maitrisée. C'est ainsi qu'on retrouve une pluralité de protagonistes, tous plus différents les uns que les autres, mais qui seront amenés à devoir dialoguer après qu'un terrible accident se soit produit. Un bus d'américains, un village au Maroc, un mariage au Mexique et enfin, la vie d'une jeune adolescente complexée, sourde muette, au Japon. Le lien entre eux : un fusil...Une arme qui changera leur vie à jamais.
Tout tourne ainsi autour de ce fusil qui, du Japon, où il fut l'objet d'un drame, se retrouva au Maroc où il continua son macabre dessein. C'est incroyable de penser qu'un simple fusil peut, à lui tout seul, bouleverser une multitude de vies ! Nous n'y pensons pas assez mais ce que nous faisons peut entrainer un enchainement de choses à des milliers de kilomètres...


POUR CEUX QUI N'AURAIENT PAS ENCORE VU CE FILM, NE LISEZ PAS PLUS LOIN CAR VOUS EN CONNAITRIEZ LE CONTENU, CE QUI SERAIT DU GACHI !!!

Pour rentrer dans le vif de l'histoire, nous avons, au départ, un couple d'américains venus passer quelques jours au Maroc. Au bord du divorce pour une raison que nous ne connaitrons que plus tard, le mari a décidé de faire venir sa femme dans ce pays pour être « seuls » et discuter entre adultes. De son côté, elle ne semble pas apprécier ce changement de décor et ne désir qu'une seule chose : rentrer au plus vite. Son comportement envers les gens du pays est plutôt irritable et elle ne leur montre aucune reconnaissance ni aucun respect pour quoi que se soit.
Tous deux voyagent avec d'autres vacanciers américains et, alors qu'ils sont sur la route, confortablement installés dans le bus, une balle vient transpercer l'épaule de la femme qui commence peu à peu à se vider de son sang.
La balle provient d'un fusil qu'un père à donner à ses deux jeunes enfants pour « chasser le chacal ». A l'âge de l'inconscience, leur geste non prémédité va entrainer une succession de situations dramatiques à des milliers de kilomètres d'ici.
L'adorable nourrice mexicaine des deux enfants du couple américain se verra dans l'obligation de les amener avec elle de l'autre côté de la frontière, son fils se mariant le lendemain. Elle ne sait pas ce qui se passe au Maroc et agit par amour envers son fils. Son geste, conséquence de ce coup de fusil, bouleversera alors sa vie à elle ainsi que celle des deux enfants.
En parallèle, nous nous retrouvons au Japon où le dit fusil n'y est pas inconnu. Nous y retrouvons une jeune adolescentes privé d'ouïe, mal dans sa peau à cause du regard des autres, à cause de cette différence qu'elle ne peut supporter. Et nous découvrons finalement son secret, toujours lié au fusil maléfique, celui-là même dont s'est servie sa mère pour s'ôter la vie. Certes, ce n'est pas dit explicitement dans le film mais je pense qu'il ne peut y avoir de doute là-dessus. Mon analyse m'amène à penser que, voulant se débarrasser de l'arme à jamais, le mari se rendit au Maroc où, après avoir sympathisé avec un habitant, trouva le bon prétexte pour la lui offrir en guise de remerciement. Il ne se doutait alors pas que son geste aurait une finalité aussi dramatique...
Ainsi, c'est une histoire semée de causes à effets, où le destin de différentes personnes qui ne se sont parfois jamais vues va se retrouver scellé.
Comme je le disais un peu plus haut, le réalisateur veut faire passer un message important et je pense qu'il s'agit de faire comprendre à tous que communiquer et une chose primordial. Même si les gens ne parlent pas la même langue, même si nous n'arrivons pas toujours à savoir ce qu'on veut nous dire, il faut faire l'effort d'écouter et ne pas fuir devant ce que nous ne comprenons pas, ce que nous ne maitrisons pas.
Personne ne veut faire l'effort d'écouter le mal être de la jeune Japonaise. Les policiers japonais n'ont jamais tenu compte de la version du mari qu'ils ont toujours, plus ou moins, considéré comme suspect dans le suicide de sa femme. Le plus dure c'est de se dire que s'ils avaient fait l'effort d'entendre la vraie version, le fusil n'aurait certainement pas autant voyagé et détruit toutes ces vies !
Quant aux policiers Marocains, c'est exactement la même chose puisque, au lieu de s'attarder sur la thèse d'un malheureux incident pour expliquer le coup de feu, ils se persuadent qu'il s'agit d'un attentat et s'évertuent à retrouver les « terroristes », ce qui aura pour conséquence d'entrainer la mort d'un jeune garçon.
Autre scène qui illustre parfaitement le tragique de ne pas s'écouter parler : celle qui se déroule à la frontière entre le Mexique et les USA. Et pourtant, les policiers des douanes parlent parfaitement l'espagnol, tout comme le conducteur qui maitrise brillamment l'américain. Seulement, parce que l'un est mexicain et l'autre américain, tout deux refusent de collaborer. Comme quoi, même ici nous retrouvons le problème du racisme.
En vérité, ce qui est le plus fou, c'est qu'au final, seuls ceux qui ne parlent pas la même langue finissent pas s'écouter et tenter de se comprendre :
- Tout d'abord, le couple américain et les villageois marocains dont les efforts et l'entraide auront permis de sauver une vie.
- Puis la jeune sourde muette et le policier japonais qui aura pris de son temps pour communiquer avec elle.
Mais il aura fallut une succession d'événements tragiques pour que les liens entre les personnes se resserrent, pour qu'ils se découvrent enfin réellement, pour qu'ils se rendent compte de l'amour qu'ils se portent mutuellement.
Outre le contenu de l'histoire, il me faut également parler de tout ce qu'il y a autour, à savoir, les acteurs, les décors et la musique.
Commençons par le casting du film qui ne peut, qu'à lui tout seul, enchanter les spectateurs puisque nous retrouvons de nombreuses têtes connues et reconnues dans le monde du cinéma.
- Brad Pitt, qui joue le rôle du mari
- Cate Blanchett, qui joue le rôle de la femme
- Gael Garcia Bernal, qui joue Santiago
- Koji Yakusho, qui joue Yasujiro et que vous aurez pu voir dans des films comme « Mémoire d'une geisha », « Séance », « Kairo »,...
Et tous les autres, un peu moins connus mais rivalisant de talent avec les « grandes stars du film ». Par exemple, le jeu de la nourrice, interprétée par Adriana Barraza, est fabuleux, plein de finesse et d'émotions. C'est incroyable ce qu'elle arrive à nous faire passer à travers son personnage !
Même chose pour Rinko Kikuchi, qui joue le personnage de la jeune japonaise sourde muette. Elle doit certainement avoir le rôle le plus compliqué à jouer mais elle le fait d'un tel naturel que ça en est fascinant.
Sans oublier Saïd Tarchani qui incarne Ahmed.
En bref, des acteurs et actrices vraiment impressionnants...
Pour ce qui est des décors maintenant, il est inconcevable de ne pas en parler car nous retrouvons des plans vraiment sublimes et je voudrais lancer un message à tous ceux qui sont sensibles à ce détail dans les films en leur promettant qu'ils ne pourront pas être déçus s'ils regardent « Babel ». Du Maroc au Japon, en passant par les USA et le Mexique, nous avons droit à un voyage initiatique gratuit où l'on découvre les plus belles images de chacun de ces pays. La caméra joue avec le soleil, avec la lune, avec les différents tons de lumière et c'est simplement magnifique. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir vu « Babel » sur grand écran car je pense que tous ces plans m'auraient donné des frissons.
Enfin, pour conclure mon article, je vais m'attarder un petit moment sur la musique du film. Je le répète dans presque tous mes articles mais ma sensibilité au son est telle qu'un film sans une bonne musique ne peut pas arrivé à me toucher complètement, même si ce film s'avère être un chef d'½uvre. Inversement : un film moyen, avec une bonne musique, arrive toujours à me tenir émerveillée du début à la fin.
La musique de « Babel » est composée par Gustavo Santaolalla qui avait déjà composé la musique de « Brokeback Mountain ». Ce que je peux dire de lui c'est qu'il est un génie dans son genre. Mon compositeur préféré est Hans Zimmer, qui se destine beaucoup plus à des films d'action ou d'aventure. Santaolalla, lui, est plus porté sur les films dramatiques, les films à « message » comme j'aime à les appeler. Et dans son genre, c'est certainement le meilleur. Car, tout au long de « Babel », nous sommes envoutés par la bande son, à la fois belle et tragique. Je me souviens avoir frissonné à plusieurs moments, lorsque la musique se mélangeait à une scène touchante et ça, ça ne se produit pas dans tous les films. C'est bien simple, lorsqu'un film arrive à me faire frissonner à plusieurs moments, je peux juger par là que la musique est magnifique et que le film est, soit un chef d'½uvre, soit une ½uvre excellente à la limite de la perfection...
Pour conclure cet article, je dirai qu'au final, « Babel » est un film à ne pas louper, surtout pour ceux qui ont la chance d'avoir un home cinéma. C'est une perle rare, un petit bijou qu'il vous faut posséder au plus vite.


MA NOTE: 18,5/20


L'Humanité
"Un chef-d'oeuvre."

Première
"(...) Bien plus que les précédents films d'Innaritu, celui-ci gagne à être revu. Et s'impose comme l'un des meilleurs films de l'année."

Le Nouvel Observateur
" Babel est un film cahoteux, déséquilibré : une moitié est superbe, poignante ; une autre, intrigante et froide. De ce mélange naît une oeuvre qui froisse les tics et les modes, qui ne ressemble à rien ni à personne."






# Posté le dimanche 22 juillet 2007 09:47

Modifié le samedi 08 septembre 2007 08:54

STEVEN SPIELBERG

STEVEN SPIELBERG
Qui ne connait pas Steven Spielberg?
Qu
i n'a jamais vu au moins un de ses films?
En tout cas, pas moi puisque je suis une énorme fan de cet homme qui est à la fois réalisateur, producteur, producteur exécutif, producteur délégué et scénariste.

Pour le présenter briévement, il est né le 18 Décembre 1946 à Cincinnati, Ohio (Etats-Unis) et dès son plus jeune âge, il s'évertua à exercer sa passion, réalisant quelques films amateurs.
Au lieu de faire de longues études coûteuse, il décide d'apprendre sur le tas et quelques années plus tard, il prouvera que c'est en gagnant de l'expérience sur le terrain qu'on devient le meilleur et non pas en suivant des cours théoriques pendant des années.
Ses premiers succés ne tardent pas à pointer le bout de leur nez pour la plus grande joie des cinéphiles qui comprennent qu'un grand réalisateur est né...

En ce qui concerne mon propre avis, je dois dire que de tous les réalisateurs qui tiennent une place dans mon coeur, Spielberg est celui qui tient la plus grosse.
Tous ses projets cinématographiques me sont connus et j'en ai vu une très très grande partie parce qu'il fait des films dont le sujet m'interesse généralement toujours. Mais ne se contentant pas de réaliser des films aux sujets passionnants, il réalise également un grand nombre de chef do'euvre, des films devenus cultes pour beaucoup et frolant souvent le sommet du box office.
Une autre de ses grandes qualités et de s'attaquer à une multitude de genres différents, passant du film d'horreur, au film d'émotion ou du film d'aventure au film de science fiction sans jamais nous montrer du déjà vu. Car Steven Spielberg a sa trace bien personnelle et lorsqu'on visionne l'un de ses films, nous pouvons tout de suite reconnaitre qu'il est bien de lui. D'ailleurs, il n'est pas le seul réalisateur a avoir son propre univers et, tout au long de ce blog, je présenterai d'autres figures phares qui ont permis au cinéma d'évoluer.
Pour en revenir à Steven Spielberg, tous les films que j'ai vu de lui sont des films qui me resteront à jamais gravés en mémoire, des films qui m'ont réellement bouleversé et lorsque je sais qu'il participe à un projet, que se soit en tant que réalisateur ou en tant que producteur, je sais que ce projet s'avérera un succés car il a tellement de bonnes idées et tellement d'imagination qu'il ne déçoit presque jamais. Je ne sais même pas pourquoi je dis "presque jamais" puisque, personnellement, il ne m'a JAMAIS déçu avec aucun de ses films.
C'est un homme qui s'interesse à tout et qui veut toucher toute sorte de spectateur. On ne peut pas le classer dans une catégorie bien défini car, tantot il se pose sur un projet de comédie, tantot sur un projet d'horreur, de science fiction ou d'aventure. Et surtout, il n'en oublit pas les films engagés comme le prouve "La Liste de Schindler", "Amistad" ou encore "Il Faut sauver le soldat Ryan".
Et pour avoir lu des articles sur lui, des interviews de lui ou d'autres personnes parlant de son travail, je dois dire qu'il m'apparait comme un homme très proche des autres, toujours à l'écoute d'idées nouvelles venant des gens qui bossent avec lui. Même les acteurs les plus côtés, les plus populaires des USA se font toujours une joie de participer à ses projets et disent de lui qu'il est un réalisateur sans sautes d'humeur et qu'il est très facile d'être diriger par lui.
En bref, si j'étais actrice, je rêverais qu'il m'engage dans un de ses films et si j'étais réalisatrice, je rêverai qu'il s'occupe de mon apprendissage....On peut toujours rêver non???!!!!

FILMOGRAPHIE

En tant que réalisateur:
- Interstellar (Prochainement)
- Tintin
(Prochainement)
- The T
rial of the Chicago 7 (Prochainement)
- T
he Rivals (Prochainement)
- Indiana Jones 4 (2008)
- Un
titled Steven Spielberg/ Abraham Lincoln Project (2007)
- M
unich (2006)
- La Gue
rre des mondes (2005)
- Le Term
inal (2004)
- Arrête-moi si tu peux (2003)
- Min
ority report (2002)
- A.I. In
telligence artificielle (2001)
- Il faut sa
uver le soldat Ryan (1998)
- Amistad (1998)

-
Le Monde perdu (1997)
- La Liste de Schi
ndler (1994)
- Jura
ssic Park (1993)
- Hook ou la revanche du Capitaine Crochet (1992)
- P
our toujours (1990)
-
Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)
- L'
Empire du soleil (1988)
- La Couleur pourpre (1986)
-
Indiana Jones et le Temple maudit (1984)
- L
a Quatrième Dimension (1983)
- E.T. l
'extraterrestre (1982)
-
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981)
- 1941
(1980)
- Rencontre
s du 3ème type (1978)
- Les Dents de
la mer (1975)
- Su
garland express (1974)
- Duel (1971)

En tant que scènariste:
- A.I. Intelligence artificielle (2001), de Steven Spielberg
-
Les Goonies (1985), de Richard Donner
-
Poltergeist (1982), de Tobe Hooper
-
Rencontres du 3ème type (1978), de Steven Spielberg
-
Sugarland express (1974), de Steven Spielberg

En tant que producteur:
- Interstellar (Prochainement), de Steven Spielberg
- Tintin (Prochain
ement), de Steven Spielberg
- Jurassic Pa
rk 4 (Prochainement), de Joe Johnston
- Le Choc
des mondes (Prochainement), de Stephen Sommers
-
Lettres d'Iwo Jima (2007), de Clint Eastwood
- Unti
tled Steven Spielberg/ Abraham Lincoln Project (2007), de Steven Spielberg
- Mémoires de
nos pères (2006), de Clint Eastwood
- Munich (2006
), de Steven Spielberg
- Le Terminal (2
004), de Steven Spielberg
- Arrête-moi
si tu peux (2003), de Steven Spielberg
- A.I. Intelligence artificielle (2001), de Steven Spielberg
- Il faut sauver le soldat Ryan (1998), de Steven Spielberg
-
Amistad (1998), de Steven Spielberg
- La Liste de Schindler (1994), de Steven Spielberg
- Fieve
l au Far West (1991), de Phil Nibbelink
- Pour
toujours (1990), de Steven Spielberg
- L'
Empire du soleil (1988), de Steven Spielberg
- La
Couleur pourpre (1986), de Steven Spielberg
- Bigfoo
t et les Henderson (1986), de William Dear
- L
a Quatrième Dimension (1983), de Steven Spielberg
- E.T.
l'extraterrestre (1982), de Steven Spielberg
- Poltergeist (1
982), de Tobe Hooper

En tant que producteur délégué:
- Seul au monde (2001), de Robert Zemeckis
-
Apparences (2000), de Robert Zemeckis
- Twis
ter (1996), de Jan de Bont
- Qui
veut la peau de Roger Rabbit ? (1988), de Robert Zemeckis
- Cr
azy day (1985), de Robert Zemeckis
- L
a Grosse magouille (1980), de Robert Zemeckis

En tant que producteur exécutif:
- Volevo solo vivere (Prochainement), de Mimmo Calopresti
- The Talisman (Prochainement)
-
Paranoiak (2007), de D.J. Caruso
- Transformers (2007), de
Michael Bay
- Monster Ho
use (2006), de Gil Kenan
- La Légend
e de Zorro (2005), de Martin Campbell
- MIIB (2002), de Barr
y Sonnenfeld
- Jur
assic Park III (2001), de Joe Johnston
-
Presque célèbre (2001), de Cameron Crowe
- Mon beau-père et
moi (2001), de Jay Roach
- Han
tise (1999), de Jan de Bont
-
Fourmiz (1998), de Eric Darnell
- Le Masque de Zorro (1998)
, de Martin Campbell
- Deep Im
pact (1998), de Mimi Leder
-
Les Derniers Jours (1998), de James Moll
- Le Pacificateur (
1997), de Mimi Leder
- Men in
Black (1997), de Barry Sonnenfeld
- Balto chien-loup, héros
des neiges (1996), de Simon Wells
- Casper (1995),
de Brad Silberling
- La Famille Pierrafeu (1994), de Brian Levant
- Les Quatre
Dinosaures et le Cirque magique (1994), de Phil Nibbelink
- Les Nerfs à vif (1992), de Martin Scorsese
- Arachnophobie
(1991), de Frank Marshall
- Retour ver
s le futur III (1990), de Robert Zemeckis
-
Joe contre le volcan (1990), de John Patrick Shanley
-
Retour vers le futur II (1989), de Robert Zemeckis
- Le P
etit dinosaure et la vallée des merveilles (1989), de Don Bluth
- L'Aventur
e intérieure (1987), de Joe Dante
- F
iével et le nouveau monde (1987), de Don Bluth
- Une Baraque à tout casser (1986), de Richard Benjamin
- L
es Goonies (1985), de Richard Donner
-
Retour vers le futur (1985), de Robert Zemeckis
- Gremlins
(1984), de Joe Dante








# Posté le lundi 23 juillet 2007 05:34

Modifié le lundi 23 juillet 2007 05:56

JEEPERS CREEPERS

JEEPERS CREEPERS
AVEC: Darius 'Darry' Jenner ... Justin Long
Patricia 'Trish' Jenner ... Gina Philips
la Créature ... Jonathan Breck

REALISE PAR: Victor Salva
FILM ALLEMAND, AMERICAIN
DATE DE SORTIE: 03 juillet 2002
GENRE: épouvante/horreur, thriller, drame
DUREE: 1h31


SYNOPSIS
Les vacances d'été sont enfin arrivées et, comme chaque année, Trish et Darry, deux étudiants, frère et soeur, prennent la route pour rendre visite à leurs parents. Sur le chemin, un routier agressif emboutit l'arrière de leur voiture sans raison apparente.
Quelques kilomètres plus loin, Trish et Darry revoient le même camion, à côté d'une église abandonnée. Ils aperçoivent le conducteur, entièrement vêtu de loques, qui jette un corps dans une canalisation. Malgré les protestations de Trish, Darry veut en avoir le coeur net. Dès que la voie est libre, il va voir et s'engage dans le conduit. Il va y faire une découverte terrifiante.


MON AVIS
S'il est bien un film d'horreur qui m'est réellement angoissé du début à la fin, c'est celui-ci.
Je me rappelle être tombé dessus par hasard, un soir où je n'avais rien à faire. J'étais seule chez moi mais qu'importe, ce n'est pas un petit film d'horreur qui peut m'effrayer au point de ne pas dormir la nuit !...C'est du moins ce que je pensais.
Avant ce fameux soir, je n'avais jamais entendu parler de ce film, c'est pour cela que je ne m'attendais pas à un super truc bien flippant.
Pourtant, dès que l'histoire s'est mise en place, j'ai senti que j'allais avoir le grand frisson.
Rien que l'ambiance du film laissait présager de bonnes scènes effrayantes. Car, tout au long de l'histoire, nous suivons le périple de deux frères et s½urs tentant d'échapper à une créature sortant des enfers et venue sur terre pour se nourrir.
Le ton est donné au moment où le jeune héro découvre l'antre de la bête et tous les cadavres qui en forment les contours. Et là, on peut applaudir les personnes qui se sont occupées de ce décor terrifiant à souhait et qui ne peut que nous faire grimacer de dégoût.
C'est donc à partir de cette scène que tout va s'enchainer et que le film va prendre de l'élan, sans aucun temps mort pour nous laisser respirer. On suffoque et on vit l'histoire en même temps que les protagonistes : on ressent leur terreur, leur doute, leur envie de vivre. Nous entrons en quelque sorte dans leur peau et je n'ai pas pu m'empêcher de me demander comment je réagirais face à cette situation...Même si je sais (enfin j'espère !) que de telles créatures n'existent que dans notre imagination.
Pour m'étendre un peu plus sur le contenu du film et ce qui m'a marqué, je dirai avant tout que c'est la créature en elle-même qui a retenu mon attention dès les premières images. J'ai entendu des critiques qui reprochaient aux costumiers de ne pas avoir assez bien travaillé sur son aspect et c'est à n'y rien comprendre ! Ont-ils vu le même film que moi ? Pour moi, cette créature est l'une des plus effrayantes que j'ai pu voir au cinéma. Je pense que cela tient au fait qu'elle a un aspect quelque peu humain qui pourrait presque faire penser à un vieillard. Je ne dis pas que les vieillards sont effrayants mais un vieillard avec de longues dents acérés, de grandes ails terrifiantes et des yeux maléfiques, ce n'est quand même pas rassurant. Et puis, ce que je trouve vraiment super chez ce monstre, c'est qu'il porte un chapeau ! Qui aurait eu l'idée de faire porter un chapeau à un monstre censé effrayer le spectateur ? Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse être, cette particularité accentue le côté malsain de cette Chose qui semble penser comme un être humain.
Mais outre la créature du film, ce qui m'a beaucoup marqué, c'est également l'ambiance globale du film. Peu de scènes se déroulent en plein jour et même lorsque le soleil brille, nous sommes toujours sur le qui vive, à nous demander d'où le danger va bien pouvoir venir. Alors lorsque le soleil se couche et que l'obscurité prend place, je ne vous raconte pas dans quel état ça vous met. Le pire, c'est que les deux héros se trouvent dans un coin isolé de tout et que le peu de personnes qu'ils croisent finissent par se faire tuer. On ressent donc un immense sentiment de solitude à leur égard et c'est certainement de là qu'a émané toute ma terreur car c'est toujours plus terrifiant de se sentir isolé lorsqu'on est pourchassé par une ignoble créature. Aucune aide possible, aucune issue en vue, rien que cette longue route déserte et dangereuse...
En ce qui concerne le casting, nous retrouvons, en tête d'affiche, Justin Long dans le rôle de Darry Jenner. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il a récemment joué aux côtés de Bruce Willis dans le dernier « Die Hard » où il tenait le rôle de Matt Farrell. Dans « Jeepers Creepers », ce jeune acteur est très impressionnant car il arrive à faire passer une telle terreur dans son jeu qu'on ne peut que la ressentir nous aussi. Darry Jenner est un personnage pleins de facettes et Justin Long arrive parfaitement à faire ressortir toutes ces différentes facettes : la curiosité, la peur, le désespoir, la niaque,...C'est un personnage très attachant puisque c'est certainement celui qui se rapproche le plus du spectateur en général. On se voit quelque peu à travers lui, à travers sa façon de réagir, de penser. C'est pour cette raison que la fin est d'autant plus atroce...Mais je ne dévoilerai rien de plus, pour ceux qui n'auraient pas encore vu ce film.
Gina Philips incarne Trish Jenner. C'est donc la s½ur de Darry et une fille très forte physiquement et moralement. Son interprète est peu connue mais ce n'est pas pour autant qu'elle passe inaperçu à l'écran. En effet, également en tête d'affiche, elle fait vivre son personnage avec beaucoup de justesse. Elle donne à Trish un côté très protecteur à l'égard de son frère qui semble bien plus terrifié qu'elle. Et l'osmose entre les deux acteurs est parfaite, ce qui ne fait que rendre plus crédible encore l'histoire.
Pour finir, Jonathan Breck est l'acteur qui se cache sous le costume de la créature. Bien évidemment, il est très impressionnant sous les traits de ce monstre venu de l'enfer. Sa gestuelle est parfaite, ses mouvements, ses mimiques,...Tout colle avec ce personnage maléfique. Il n'a pas de dialogue et tout vient donc du physique et de la manière de s'en servir, ce qu'il fait à la perfection.
En conclusion, je dirai donc que Victor Salva a réalisé un film vraiment très sombre et terrifiant, un film encensé par la critique qui l'a accueilli très positivement, ce qui n'est pas étonnant. Et je conseille à ceux qui ne l'auraient pas encore vu et qui aiment généralement les films d'horreur, de regarder « Jeepers Creepers ».
Je ne pense pas qu'il puisse laisser indifférent...


MA NOTE: 18/20


L'Ecran Fantastique
"Si les premières minutes de ce road-movie d'épouvante évoquent incontestablement Duel et Une virée en enfer, la suite permet de renouer, pour notre plus grand plaisir, avec le célèbre classique des années soixante-dix, Massacre à la tronçonneuse."

Mad Movies
"Effrayant, angoissant, dérangeant, Jeepers Creepers est bien le "teen horror movie" le plus subtil que l'on ait vu depuis belle lurette."

Télérama
"Le fan de fantastique, qui se désole de voir son genre favori sombrer trop souvent dans le second degré, sera rasséréné par cet opus horribilis (...)."

MCinéma.com
"JEEPERS CREEPERS montre une fois de plus qu'une débauche d'effets spéciaux n'est pas nécessaire pour donner un bon petit film d'épouvante."



# Posté le lundi 06 août 2007 07:57

Modifié le samedi 08 septembre 2007 08:55

LE LABYRINTHE DE PAN

LE LABYRINTHE DE PAN
AVEC: Ofelia ... Ivana Baquero
Capitaine Vidal ... Sergi Lopez
Pan / le Pale Man ... Doug Jones
Carmen ... Ariadna Gil
Mercedes ... Maribel Verdu

REALISE PAR: Guillermo Del Toro
FILM ESPAGNOL, AMERICAIN, MEXICAIN
DATE DE SORTIE: 01 novembre 2006
GENRE: fantastique, épouvante/horreur, drame
DUREE: 1h52


SYNOPSIS
Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...


MON AVIS
Un jour où j'écoutais de la musique sur radio blog, mon ordinateur s'est mis à cracher une mélodie magnifique qui m'a littéralement interpelé. Je me doutais qu'il s'agissait d'une composition destinée à un film et je décidai donc de me renseigner.
Le morceau en question venait de la Bande Originale du « Labyrinthe de Pan », une ½uvre espagnol que j'avais loupé au cinéma et dont le sujet attisait mon intérêt : un film mélangeant monde réel et monde imaginaire, basé sur la guerre civile en Espagne après la victoire de Franco.
Le film est sorti en DVD peu de temps après que le hasard m'est fait écouter cette musique et je n'ai donc pas pu m'empêcher de me faire le plaisir d'acheter la version collector. Seulement, maintenant je le regrette un peu parce que, après avoir visionné cette ½uvre, je n'ai que pu regretter de ne pas m'être acheté la version de luxe avec des heures et des heures de bonus...Des bonus que je me serais fait une joie de découvrir pour en apprendre plus sur ce chef d'½uvre !
Présenté à Cannes, « Le Labyrinthe de Pan » n'a pas reçu de prix, ce qui est regrettable. Pourtant, son succès est immense et il le mérite largement.
D'entrée, Guillermo Del Toro (le réalisateur pour les incultes) clame haut et fort que ce film est celui qu'il a pris le plus de plaisir à tourner et celui dont il est le plus fier. Il faut dire qu'il traine cette idée de scénario depuis plusieurs années déjà et que, pouvoir faire fleurir ce projet est une aubaine. Et lorsqu'on voit ce film, on se rend vraiment compte que Guillermo Del Toro y a mis tout son c½ur et toute son âme.
C'est une ½uvre d'une telle puissance !!! A la fois magnifique et terrifiante, une ½uvre qu'il ne faut pas laisser à la portée de tous car beaucoup de scènes sont très dures...Surtout lorsqu'on sait que ce genre de choses se passaient véritablement à l'époque.
Ainsi, et comme tout le monde le sait, « Le Labyrinthe de Pan » est un film mélangeant réalité et fantastique, qui traite d'une guerre terrible qui restera à jamais gravé dans les mémoires de tous.
Une phrase de Guillermo m'a énormément plu. Il parlait des tableaux représentant cette guerre à travers le fantastique et il a dit que « Au cinéma, on accepte plus difficilement qu'un film au contenu puissant puisse relever du fantastique ». C'est quelque chose de vrai et je pense que c'est de là que vient la force du « Labyrinthe de Pan » : représenter l'horreur de la guerre à travers l'imagination d'une petite fille qui semble s'inventer un monde fantastique pour échapper à la cruauté de l'homme. Mais ce monde vient il réellement de son esprit ou existe-t-il vraiment sans que l'homme ne prenne le temps de le découvrir ? C'est une question qui reste plus ou moins sans réponse bien que Guillermo nous ait donné quelques détails qui peuvent laisser penser que ce monde n'est pas si imaginaire qu'il n'y parait.
En fait, je pense qu'il a voulu jouer sur la pureté de l'âme. La jeune Ofélia n'est pas corrompu à la haine, peut être est-ce pour cela qu'elle parvient à voir ce monde souterrain. Mais en même temps, nous spectateur, pourrions penser que ce monde fantastique, ce labyrinthe n'est qu'une façon d'échapper à la réalité pour Ofélia. C'est ce que semble croire Ariadna Gil, l'interprète de Carmen (la mère d'Ofélia) qui dit que : « Le monde souterrain et fantastique décrit dans le film est un refuge, un moyen de fuir une réalité terrifiante. Car il n'y a qu'une façon d'échapper à une situation atroce : l'imagination, la pensée ».
Après, à chacun son interprétation...Et c'est ce que j'aime dans ce genre de film. Parce que, en réalité, personne n'a tord ou raison, chacun peut avoir sa propre façon de voir, il n'existe pas de réponses concrètes.
Pour entrer un peu plus dans le contenu du film et des détails qui m'ont marqué, je vais d'abord commencer par parler des effets visuels du film.
Ils sont très nombreux et présents tout au long de l'histoire. Ils donnent la force à la photographie et lui insuffle une beauté rare qui ne peut laisser indifférent. Il semblerait que chaque petit détail ne soit pas laissé au hasard : la poussière qui vole lorsque le soleil se reflète dans la forêt, les petits insectes qui grouillent sous une lumière magnifique qui leur donne un aspect féerique, les changements de tons de lumière,...Ce film est esthétiquement fabuleux !! Les images sont sublimes, variant entre différentes couleurs toujours judicieusement choisies. En bref, on voit que ce côté-là a été très soigné et nullement bâclé, pour le plaisir de nos yeux, toujours grands ouverts d'émerveillements.
Les effets spéciaux, quant à eux, sont également superbes. Des explosions du monde réel, aux créatures fantastiques du monde souterrain, en passant par les scènes plus gores et dures, ils semblent si réels qu'ils effraient incontestablement. Mais Guillermo n'en fait jamais trop et sait calculer la juste mesure pour éviter que le spectateur ne retienne de son ½uvre que les effets spéciaux. En effet, les deux plus intéressantes créatures du film, à savoir Pan et le terrifiant Pale Man, ne sont pas fait par ordinateur et c'est bel et bien un acteur qui se trouve sous les costumes de ces deux monstres. Des costumes qui ont, par ailleurs, été réalisé par un génie du nom de Delfin Prieto. Mais il ne faut pas non plus oublier l'acteur qui a sué à l'intérieur et qui a livré une interprétation vraiment formidable. Il se nomme Doug Jones et franchement, il est vraiment fabuleux, autant dans la peau de Pan, cet Etre étrange et quelque peu angoissant malgré ses bonnes intentions, que dans la peau du Pale Man, une des créatures les plus ignobles qu'il m'est été donné de voir !!! L'idée de conception de ce monstre est extra et, pour ma part, j'ai vraiment été effrayé. La scène dans laquelle Ofélia se trouve coincé dans sa tanière est angoissante à souhait ! Et c'est là qu'on réalise que le monde souterrain possède également sa part de danger.
Car le Pale Man représente une figure maléfique du monde fantastique, de ce monde dans lequel on pensait Ofélia en sécurité et qui, tout à coup, nous révèle une facette beaucoup plus terrifiante.
Et puisque nous sommes en train de parler d'Ofélia, je vais m'attarder un instant sur sa jeune interprète: Ivana Baquero.
Cette actrice espagnole est tout simplement incroyable ! « Le Labyrinthe de Pan » est son tout premier film et elle s'en sort si bien qu'elle donne l'impression d'avoir fait ça des milliers de fois auparavant. Elle a déjà l'étoffe d'une grande actrice. Son jeu est si juste qu'on ne peut que rentrer dans l'histoire avec elle, l'accompagner tout au long de son périple dans le monde souterrain. De plus, j'ai regardé quelques bonus et je peux vous dire qu'elle est loin d'être pétante et inintéressante. Lorsqu'elle parle de son rôle, on voit son visage s'illuminer et on se rend compte qu'elle à tout donner pour ce film. Voilà une actrice qu'il faudra suivre de près...
Pour continuer avec le casting du film, j'ai eu le plaisir de retrouver un acteur que j'aime beaucoup, à savoir : Sergi Lopez. Dans « Le Labyrinthe de Pan », il incarne la terrifiant Capitaine Vidal, fervent serviteur de Franco. C'est certainement le personnage le plus dangereux de l'histoire, capable des pires choses, de commettre les pires crimes et de n'en ressortir aucun remord. Son but est d'éliminer tous les résistants sans exception et l'intérêt qu'il porte à Carmen réside dans le fait qu'elle porte son fils. Un fils qu'il veut préparer à prendre sa relève, un fils qu'il veut rendre aussi mauvais que lui.
Je ne pense pas que Guillermo Del Toro aurait pu choisir un acteur meilleur que Sergi Lopez pour incarner ce personnage. Quant on voit sa prestation dans le rôle du méchant, on ne peut s'empêcher de se dire que l'acteur lui-même doit avoir une part d'ombre en lui pour arriver à donner autant de profondeur à son personnage. Je sais que, maintenant, dès que je verrais Sergi Lopez dans un film, je ne pourrais pas m'empêcher de penser à Vidal...C'est plutôt bon signe.
Pour finir, je vais parler du personnage de Mercedes, interprété par Maribel Verdù, car ce rôle a une très grande importance dans l'histoire. C'est le personnage féminin le plus fort, je pense celui grâce à qui Ofélia tient le coup. D'ailleurs, il y a un parallèle intéressant entre elles puisque toutes deux possèdent un secret presque identique puisque, aucune d'elles ne semblent vraiment appartenir au monde dans lequel elles vivent :
- Ofélia semble appartenir au monde souterrain
- Mercedes est une espionne de la rébellion
Elles sont deux étrangères dans un lieu hostile et dans lequel leurs vies sont constamment mises en danger. Mais leur complicité leur est d'un grand secours, autant à l'une qu'à l'autre puisqu'elles sont un peu des confidentes qui se donnent mutuellement la force de poursuivre leur destiné.
Pour conclure, je dirai de ce film qu'il est une ½uvre vraiment étonnante, variant entre la réalité et le fantastique pour décrire une guerre effroyable qu'il n'est pas toujours facile d'évoquer sur grand écran. Guillermo Del Toro l'a fait d'une manière qui touche réellement le spectateur et qui montre toute l'horreur d'une guerre, vue au travers des yeux d'un enfant.
Ainsi, je recommande à tout le monde d'aller voir ce film, rien qu'une fois. Les chanceux qui possèdent un home cinéma pourront d'autant plus apprécier ce film sublime mais ceux qui n'ont qu'une petite télé (comme moi) y trouveront aussi leur plaisir alors ça serait dommage d'y passer à côté.


MA NOTE: 18/20


L'Humanité
"Chef-d'oeuvre . L'esprit de Lewis Caroll, celui de Jean Cocteau et l'Espagne franquiste se rejoignent pour composer le plus explosif des cocktails. Étonnant."

L'Ecran Fantastique
"(...) Le Labyrinthe de Pan est avant tout un conte de fée pour adultes, un vivace plaidoyer contre le fascisme qui trouve son écho dans une poignée de scènes dont la violence est d'autant plus insoutenable qu'elle est réaliste."

Le Monde
"L'élégance du film de Guillermo del Toro ne réside pas seulement dans son refus d'accorder une toute-puissance à la fantaisie pure. Elle réside dans l'inspiration dont témoigne la beauté plastique du film et dans l'invention sidérante qu'expriment les silhouettes formidables et effrayantes qui le peuplent."

Première
"(...) Del Toro compose une fable tragique à l'imaginaire exalté et exaltant."

TéléCinéObs
"Le Labyrinthe de Pan ne se contente pas d`être une oeuvre fantastique majeure : approche inédite de l`enfance massacrée par les soubresauts de l`Histoire, c`est un grand film tout court."





# Posté le lundi 06 août 2007 08:12

THE FOUNTAIN

THE FOUNTAIN
AVEC: Tomas / Tommy / Tom Creo ... Hugh Jackman
Isabel / Izzi Creo ... Rachel Weisz
Dr Lilian Guzetti ... Ellen Burstyn

FILM AMERICAIN REALISE PAR DARREN ARONOFSKY
DATE DE SORTIE: 27 décembre 2006
GENRE: fantastique, drame
DUREE: 1h36


L'HISTOIRE
The Fountain raconte le combat à travers les âges d'un homme pour sauver la femme qu'il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l'immortalité.
Aujourd'hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l'espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l'explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l'amour, la mort et la renaissance.


MON AVIS
J'ai enfin vu ce film, depuis le temps qu'il me tentait !!!
J'ai été attiré par le DVD après avoir lu de nombreuses critiques de presse très positives qui honoraient « The Fountain ». Pourtant, habituellement, je me méfie un peu de ce que pense la presse car, à toujours vouloir se démarquer des simples « spectateurs », leur papier en devient vraiment mauvais et souvent injustifié. Mais là, je tenais à faire cette exception par curiosité pour ce film étrange, passé quasiment inaperçu à sa sortie en salle malgré la présence de deux formidables acteurs : Hugh Jackman et Rachel Weisz.
Après visionnage, je me suis vraiment demandé comment j'allais écrire un article sur ce film puisque, en réalité, je suis partagée entre le sentiment d'avoir aimé, et le sentiment d'être resté sur ma faim.
Je ne peux pas nier que, visuellement parlant, ce film est parfait, rien à lui reprocher. Les jeux de lumières, de couleur,...sont magnifiques et très poétiques. Ils sont un élément essentiel dans l'histoire puisqu'il s'agit d'un conte d'amour lumineux et triste entre deux Etres qui s'aiment mais qu'une fin inévitable risque de séparer à jamais. Une séparation qui ne sera pas accepté par le mari, fervent chercheur du remède miracle capable de guérir les cancers et qui va tout faire pour empêcher la mort de sa dulcinée.
L'histoire se déroule dans trois lieux différents, à trois époques différentes...Ne dit on pas que l'Amour est éternel ?...
Les trois histoires prises séparément n'ont que peu d'intérêt et seraient incompréhensibles si elles n'étaient pas assemblées. Car, lorsqu'elles le sont, elles prennent une réelle portée et nous entraine à travers les méandres de notre conscience et de notre esprit, nous permettant d'assembler les pièces d'un puzzle à la fois philosophique et poétique.
Seulement, lorsque nous ne parvenons pas à terminer complètement un puzzle, ou lorsque nous ne parvenons pas à assembler les pièces principales, nous en ressentons toujours une grande déception, un énervement contre nous même et contre le puzzle trop compliqué.
C'est un peu cliché mais, pour ce film, c'est exactement ce que j'ai ressenti !
Mon esprit à bien travaillé, ma réflexion aussi mais au final, ça n'a pas porté ses fruits et je suis restée frustrée : frustrée d'être passée à côté de quelque chose pour comprendre entièrement l'histoire, pour comprendre le message du réalisateur, ce qu'il a voulu faire passer à travers son film. Et frustrée aussi car je sens que « The Fountain » peut avoir un impact sur moi si je comprenais totalement son sens, ce qui ne s'est pas produit lors de ce premier visionnage. Mais je continue à espérer et attend la bonne occasion pour retenter l'expérience en visionnant à nouveau ce film.
Et puis, les effets visuels sont tellement beaux qu'il me tarde de visionner les bonus pour en apprendre plus sur leur conception. Je garde beaucoup d'intérêt pour les bonus de mon DVD qui, je l'espère, me permettront de mieux comprendre certaines choses. Et de cette manière, lors de mon second visionnage, j'aurai peut-être plus de facilité dans mon interprétation.
Sinon, côté casting, rien à redire. Etant fan des deux interprètes principaux, je ne leur ai trouvé aucun défaut dans "The Fountain". Leur complicité se voit à l'écran et nous n'avons pas le moindre mal à imaginer à quel point leur personnage sont amoureux l'un de l'autre.
Chacun d'eux tient trois rôles différents dans le film et sont convaincants à n'importe quelle époque.
Pour conclure, je dirai que, pour l'instant, je reste bloquée dans ma frustration et donc, que mon avis est partagé. Ainsi, je ne lui mettrais pas une note excellente car, contrairement aux critiques de presse, lorsqu'un film dépasse en originalité au point de me faire perdre le fil du récit, je ne le considère pas comme un chef d'½uvre. Ni comme un navet évidemment...
Et je lance un message à tous ceux qui auraient vu « The Fountain » : Je trouverais très intéressant que vous me disiez ce que vous avez compris du film, comment vous l'avez interprété de votre point de vue.


MA NOTE: 14/20


Première
"Son allergie aux conventions et son ambition aveugle risquent de laisser une majorité du grand public sur le carreau... qui se privera d'une des oeuvres les plus fascinantes à avoir foulé les salles depuis très longtemps."

L'Ecran Fantastique
"Darren Aronofsky, avec ce voyage initiatique aussi émouvant qu'époustouflant, nous emporte dans un maelström d'images et d'émotions."

Score
"Le résultat désorientera ceux qui n'ont pas potassé le B.A.-B.A de l'ayurvédisme ou le "Karma pour les nuls". Pourtant sous l'abstraction du scénario perce rapidement l'essence du film, la transcendance d'un couple à la Tristan et Iseult."

L'Humanité
"Les trois épisodes entrelacés (...) sont mis en scène avec une prétention rare (imagerie chichiteuse, montage archi-alambiqué). L'apothéose pseudo-bouddhiste, d'un kitsch éprouvant, achève de nous abasourdir."

MCinéma.com
"Le talentueux réalisateur n'a (...) pas perdu son sens de la mise en scène (...). Mais l'épate visuelle est vaine, tant le scénario se vautre dans la prétention, jouant avec le temps comme un chat avec une pelote de laine."



# Posté le vendredi 17 août 2007 14:19