Joseph Grusinsky ... Mark Wahlberg
Burt Grusinsky ... Robert Duvall
Amada Juarez ... Eva Mendes
SYNOPSIS
Pour continuer son ascension, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille. Seule sa petite amie, Amada est au courant : son frère, Joseph, et son père, Burt, sont des membres éminents de la police new-yorkaise...
Chaque jour, l'affrontement entre la mafia russe et la police est de plus en plus violent, et face aux menaces qui pèsent contre sa famille Bobby va devoir choisir son camp...
L'histoire est dure, avec des personnages torturés, tantôt admirable, tantôt détestable, à l'image Bobby Green qui ne sait quel camp choisir et qui attend que l'inévitable ne se produise pour enfin décider. D'ailleurs, dans la peau de ce patron de boite de nuit, Joaquin Phoenix est bluffant. Pour moi, c'est ni plus ni moins son meilleur rôle car il lui a permis de montrer toute l'étendue de son talent en incarnant un personnage loin des héros irréprochables qu'on a trop tendance à voir. Car Bobby Green est humain: il aime l'argent, les jolies femmes, les beaux costumes, il ressent la peur, la honte,...Et malgré tout, un événement tragique va le transformer en cet homme qu'il a toujours tenté de fuir: le flic.
Cette métamorphose est certainement le plus gros point fort du film car elle se fait petit à petit, à mesure que Bobby Green s'enlise dans l'horreur des trafiques de drogues et des fusillades. Il va ouvrir les yeux sur un monde qu'il refusait de voir alors même qu'il en était acteur à part entière.
Avec ce film, on se prend un énorme coup de poing dans le ventre car, partant d'une histoire de trafique de drogue plutôt ordinaire, le réalisateur nous montre l'importance des liens qui unissent une famille même lorsque celle-ci semble dissoute. Comment un homme irréfléchi et insouciant se retrouve, du jour au lendemain, avec une conscience qui va le mener dans des chemins qu'il n'avait jamais emprunté jusqu'ici...
La photographie et l'atmosphère étouffante de "La nuit nous appartient" font de ce film l'un des meilleurs polars de l'année 2008.
Les courses poursuites y sont grandioses, le récit touchant et les musiques glaçantes.


